De meilleures prestations maternité ?
Le 8 mars, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, Les CDF ont dénoncé une inégalité persistante : les femmes chirurgiens-dentistes ne bénéficient toujours pas de l’Avantage Supplémentaire Maternité (ASM), réservé aux seuls médecins libéraux.
Cet ASM, créé en 2017, permet aux médecins de percevoir un revenu complémentaire (entre 1 488 € et 3 100 €) dès le mois suivant le début de l’arrêt de travail, pour une durée maximale de trois mois, afin de couvrir les charges fixes du cabinet lors d’un congé maternité ou paternité. À l’inverse, les chirurgiens-dentistes doivent se contenter d’indemnités journalières jugées très insuffisantes, et accessibles uniquement après un arrêt d’au moins huit semaines. Cela place les praticiennes enceintes devant un dilemme : continuer à exercer malgré la grossesse pour assumer les charges, ou subir de lourdes pertes financières si un arrêt est médicalement nécessaire.
Les CDF, avec d’autres syndicats comme la FSDL et l’Union Dentaire, réclament depuis des années l’extension de cette aide aux chirurgiens-dentistes. Un amendement dans le PLFSS 2024 prévoyait cette extension à d’autres professionnels de santé, mais il a été supprimé lors des débats parlementaires. Les CDF espèrent qu’il sera réintroduit dans le PLFSS 2025 pour permettre une négociation conventionnelle en faveur d’une meilleure équité et d’une attractivité renforcée de l’exercice libéral.