Les cotisations versées :
Le principal atout fiscal du PERP tient à la déduction des versements du revenu imposable (art. 163 quatervicies du CGI). Cette déduction est limitée à 10 % des revenus professionnels de l’année précédente, eux-mêmes retenus dans la limite de 8 plafonds annuels de la sécurité sociale.
Le maximum déductible ressort ainsi, pour 2026, à 10 % de 376 800 €, soit 37 680 €.
Lorsqu’il est plus élevé, c’est le montant de 10 % du plafond annuel de la sécurité sociale de l’année précédente qui s’applique : 4 710 € pour 2026.
Cette déduction échappe au plafonnement global des avantages fiscaux, abaissé à 10 000 € depuis 2013.
Le disponible fiscal propre au PERP s’obtient après soustraction des avantages déjà utilisés sur d’autres dispositifs : contrats Madelin (hormis la part des cotisations qui correspond à la marge de 15 % de la quote-part du bénéfice), Article 83, Préfon et abondement PERECO.
Nous pouvons établir avec vous le montant exact de votre disponible fiscal PERP.
Les plafonds des années précédentes restés inemployés demeurent utilisables, en totalité ou en partie : pendant 3 ans pour ceux de 2024 et 2025, pendant 5 ans à partir de celui de 2026. S’y ajoute, en cas de déclaration commune, le plafond de votre conjoint ou de votre partenaire de PACS. Le montant disponible est indiqué sur votre dernier avis d’imposition.
L’économie d’impôt se calcule aisément, puisqu’elle est proportionnelle à votre taux marginal d’imposition : un versement de 1 000 € réduit l’impôt de 300 € lorsque votre dernière tranche est celle de 30 %.
Le dispositif convient donc surtout aux contribuables dont l’imposition est assez forte (tranche à 30 % et au-delà).
Le PERP face aux prélèvements sociaux et à la succession
Aucun prélèvement social n’est opéré année après année pendant la phase de constitution : seules les rentes servies y sont soumises.
Si l’épargnant décède pendant la phase d’épargne, les sommes versées avant 70 ans sont transmises aux bénéficiaires sans droits de mutation à titre gratuit, à condition que les primes aient été régulières, en montant comme en périodicité, durant au moins quinze ans. Les versements effectués après 70 ans supportent, eux, les droits de mutation à titre gratuit, calculés selon le lien de parenté après un abattement de 30 500 €.
Les prestations servies :
- Pendant la phase de revenus : la rente relève du régime fiscal des pensions, déduction de 10 % appliquée. Elle supporte en outre des prélèvements sociaux au taux de 10,1 % en 2026 (CSG 8,3 %, CRDS 0,5 %, CASA 0,3 % et cotisation maladie de 1 %, au taux normal).
- Versement d’un capital : il ne peut dépasser 20 % de la valeur de rachat du contrat. Ce capital est imposé à l’impôt sur le revenu comme une pension de retraite ; le contribuable peut toutefois demander qu’il supporte un prélèvement libératoire de 7,5 %, calculé après un abattement de 10 %.
Lorsqu’une rente viagère est servie au bénéficiaire à la suite d’un décès, elle est imposée dans la catégorie des pensions, retraites et rentes à titre gratuit, sous déduction d’un abattement de 10 %.
Qu’advient-il du plan au décès de l’épargnant ?
Un bénéficiaire est désigné dès la souscription pour la durée de la phase d’épargne. Si vous décédez pendant cette période, le capital constitué à cette date lui est versé sous la forme d’un complément de revenus. Des enfants mineurs désignés co-bénéficiaires peuvent, selon l’option retenue auprès de la compagnie d’assurances, recevoir ce capital en revenus temporaires jusqu’à leur majorité ou jusqu’à la fin de leurs études.
Une fois la rente en service (retraite), elle peut être réversible, à 60 % ou à 100 %, au profit d’un bénéficiaire désigné qui la perçoit alors jusqu’à son propre décès. Certains contrats prévoient par ailleurs des annuités garanties (de 5 à 20 ans) : la rente est alors versée pendant une durée minimale, que l’adhérent soit encore en vie ou non.