Résumé – L’importance de bien choisir son assurance emprunteur

Pierre, menuisier indépendant, et Sylvie, salariée, ont obtenu un prêt immobilier avantageux pour agrandir leur résidence. N’ayant pas analysé en détail leur assurance emprunteur, ils découvrent après un grave accident de Pierre qu’ils ne seront pas indemnisés.

Bien que le contrat inclue une garantie en cas d’incapacité totale de travail (ITT), l’assureur refuse de verser les mensualités, invoquant deux conditions contractuelles :

  1. Une carence de 90 jours.
  2. Une ITT définie comme l’incapacité à exercer toute profession, et non celle de l’assuré.

Pierre étant encore jugé apte à exercer une autre activité (ex : travail de bureau), l’assurance ne s’active pas. Leur situation souligne un point clé : il est crucial de bien vérifier les termes de l’assurance emprunteur, en particulier la définition de l’ITT. Une mauvaise compréhension de ces clauses peut entraîner des conséquences lourdes en cas d’accident ou d’arrêt de travail.

Retraite progressive : un dispositif de transition en douceur

La retraite progressive permet de réduire son activité professionnelle tout en percevant une partie de sa retraite (base et complémentaire), à condition de remplir certains critères. Elle offre une transition souple vers la retraite, avec maintien partiel des revenus et acquisition de nouveaux droits.

Avantages

  • Diminution du temps de travail sans perte brutale de revenus.
  • Cumul partiel revenus professionnels + retraite.
  • Poursuite de l’acquisition de trimestres et droits à la retraite.
  • Recalcul des droits à la liquidation définitive, avec prise en compte de la période travaillée.

Conditions générales

  • Avoir entre 60 et 62 ans (selon l’année de naissance).
  • Totaliser 150 trimestres validés.
  • Diminuer son activité professionnelle (ou ses revenus) entre 40 % et 80 %.

Cas des professionnels libéraux (CNAVPL / CNBF)

  • Être à moins de 2 ans de l’âge légal.
  • Avoir 150 trimestres validés.
  • Avoir un revenu annuel ≥ 40 % du SMIC brut (soit 720,72 € par mois en 2025).
  • Réduction d’activité comprise entre 40 % et 80 % de la moyenne des revenus des 5 années précédentes (ajustée de l’inflation).

À noter : si les revenus chutent sous les 40 % de la moyenne pendant plus d’un an, le droit à la retraite progressive peut être remis en cause.

Ce dispositif permet ainsi de ralentir le rythme tout en optimisant ses droits pour la retraite définitive.