Fauteuil, cône beam, usineuse : emprunter ou louer son plateau technique ?
Peu de professions libérales investissent autant dans leur outil de travail que les chirurgiens-dentistes. Fauteuil, radiologie tridimensionnelle, empreinte optique, usinage au cabinet : chaque équipement pose la même question, celle du mode de financement. Trois formules coexistent, et leurs conséquences ne se limitent pas à la mensualité.
Le prêt professionnel
Vous achetez le matériel et en devenez propriétaire. Il figure à votre registre des immobilisations et s’amortit sur sa durée d’utilisation ; les intérêts d’emprunt sont une charge. La banque demande généralement une assurance couvrant le décès et l’arrêt de travail, et parfois une garantie personnelle. En contrepartie, le coût total est connu dès le départ et vous disposez librement du bien : revente, reprise par le fournisseur, cession avec le cabinet.
Le crédit-bail
L’établissement financier achète le matériel et vous le loue, avec une option d’achat en fin de contrat. Les loyers sont des charges ; le bien n’entre à votre actif qu’à la levée de l’option. La formule préserve la trésorerie et la capacité d’emprunt, ce qui compte l’année d’une installation ou d’un rachat de patientèle. Deux points sont à lire de près : les conditions d’une sortie anticipée, et l’existence ou non d’une assurance qui prendrait le relais des loyers en cas d’arrêt de travail, car elle n’est pas toujours prévue.
La location financière
Ici, pas d’option d’achat : vous louez pour une durée ferme, souvent avec la maintenance, et restituez ou renouvelez le matériel à l’échéance. La formule a du sens pour des équipements dont la technologie évolue vite. Elle engage en revanche jusqu’au terme, y compris si vous changez de mode d’exercice.
Quatre questions avant de choisir
- La durée du financement correspond-elle à la durée réelle d’usage du matériel ?
- Que deviennent les échéances si vous êtes arrêté trois mois, ou un an ?
- Quelles garanties personnelles vous sont demandées, et s’ajoutent-elles à celles de vos prêts en cours ?
- Le contrat est-il transmissible à un successeur ou à un associé entrant ?
Le choix fiscal entre amortissement et loyers se discute avec votre expert-comptable ; celui des garanties et de l’assurance relève de notre métier.
Notre rubrique Le financement du chirurgien-dentiste détaille les garanties bancaires ; pour un projet précis, utilisez la demande de crédit.



