Arrêt de travail : qui paie le loyer, le crédit-bail et l’assistante ?
Un cabinet dentaire à l’arrêt continue de coûter. Le loyer, les échéances du fauteuil ou du cône beam, le salaire de l’assistante, les contrats de maintenance et les cotisations sociales tombent chaque mois, que le praticien soit au fauteuil ou non. Or les régimes obligatoires indemnisent la perte de revenu personnel, pas les charges de la structure.
Ce que versent les régimes obligatoires en 2026
Pendant les 90 premiers jours, la CPAM verse des indemnités journalières à partir du quatrième jour d’arrêt, dans la limite de 197,51 € par jour et sous réserve de douze mois d’affiliation. À partir du 91e jour, la CARCDSF prend le relais avec 113,22 € par jour, pendant trois ans au plus. Ces sommes sont calibrées pour un revenu personnel ; rapportées aux frais fixes d’un plateau technique, elles sont vite absorbées.
La garantie « frais professionnels »
Les contrats de prévoyance des libéraux comportent généralement deux volets distincts : une indemnité qui complète le revenu et une garantie destinée à couvrir les charges du cabinet pendant l’arrêt. Cette seconde garantie est souvent sous-dimensionnée, parce qu’elle a été fixée à l’installation et n’a pas suivi les investissements. Trois questions permettent de la contrôler :
- son montant correspond-il à vos charges fixes actuelles, relevées sur votre dernière déclaration 2035 ?
- est-elle versée de façon forfaitaire, ou sur justificatifs et dans la limite des frais réellement supportés ?
- pendant combien de temps est-elle servie, et après quelle franchise ?
En cabinet de groupe
En SCM ou en société d’exercice, l’absence d’un associé pèse sur les autres : sa quote-part de charges reste due. Les statuts ou le règlement intérieur prévoient parfois un délai au-delà duquel l’associé arrêté doit se faire remplacer ou continue seul à payer sa part. Relisez ces clauses en même temps que vos contrats : les deux doivent se répondre.
Le bon moment pour refaire le calcul
Un nouvel équipement financé, une embauche, un déménagement ou un changement de mode d’exercice modifient vos charges fixes. Chacun de ces événements justifie de reprendre le montant assuré.
Pour chiffrer l’écart entre vos charges et vos garanties, demandez votre diagnostic prévoyance ; pour les cabinets à plusieurs, voyez aussi notre page sur les garanties entre associés.



