Prévoyance des salariés du cabinet dentaire : ce que la convention collective impose
Dès la première embauche, le chirurgien-dentiste devient employeur au sens de la convention collective nationale des cabinets dentaires (IDCC 1619). Ce texte ne règle pas seulement les salaires et les congés : il impose un régime de prévoyance pour le personnel. Les garanties ont été revues par deux avenants du 24 octobre 2024, applicables depuis le 1er janvier 2025. Si votre contrat est plus ancien, il mérite d’être relu.
Quatre garanties obligatoires
Le régime conventionnel couvre l’incapacité temporaire de travail, l’invalidité, le décès et la rente d’éducation versée aux enfants du salarié décédé. Il concerne le personnel non cadre du cabinet : assistantes et aides dentaires, secrétaires, personnel d’entretien, prothésistes salariés.
Une cotisation fixée par la branche
D’après les documents de la branche que nous avons consultés, la cotisation du personnel non cadre est de 1,79 % du salaire, tranches A et B, taux maintenu pour 2026. Elle est partagée entre l’employeur et le salarié selon la répartition prévue par la convention. La branche recommande un organisme, mais vous restez libre de choisir l’assureur, à condition que le contrat offre des garanties au moins égales à celles du texte conventionnel.
Pourquoi ce régime compte davantage aujourd’hui
Depuis avril 2025, les indemnités journalières de la Sécurité sociale sont calculées sur un salaire plafonné à 1,4 SMIC, contre 1,8 auparavant ; leur maximum est de 42,97 € par jour. L’écart avec le salaire maintenu est donc plus important qu’avant, et c’est la prévoyance collective qui le supporte, ou l’employeur lorsque le contrat est insuffisant.
Les vérifications utiles
- Votre contrat a-t-il été mis à jour après les avenants d’octobre 2024 ?
- Tous les salariés y sont-ils affiliés, y compris à temps partiel et en contrat court ?
- Le bulletin de paie fait-il apparaître la cotisation au bon taux ?
- La complémentaire santé, obligatoire depuis 2016, est-elle bien distincte et en place ?
Un contrat non conforme expose l’employeur à verser lui-même les prestations que l’assureur ne couvre pas. Le contrôle prend peu de temps et se fait sur pièces.
Pour aller plus loin, voyez notre page sur la prévoyance des salariés du cabinet et demandez le diagnostic santé de vos salariés.



