Un exemple chiffré répond mieux à la question qu’un long développement. Deux paramètres comptent : la durée, qui est décisive, et le juste calibrage de vos versements. Beaucoup d’épargnants ouvrent un contrat de retraite par capitalisation pour un montant symbolique, ne le réévaluent jamais par la suite et croient pourtant leur retraite réglée. Or, à mesure que votre carrière progresse, il vous sera sans doute plus aisé d’intensifier cet effort, soit en relevant vos cotisations, soit par des versements complémentaires.
Au moment de la liquidation, le capital constitué sur un contrat Retraite Madelin s’élève en moyenne à 39 000 € : un encours qui, le plus souvent, ne permet pas d’obtenir une rente convenable, loin de là.
Exemple 1 : le Dr ARCHET, 30 ans, pacsé, 1 enfant ; sa conjointe, 30 ans elle aussi, ne travaille pas.
Il vient d’acquérir sa résidence et exerce comme associé depuis 2 ans.
BNC 100 000 €
Impôt sur le revenu : 7 000 € (taux marginal d’imposition de 30 %)
Son choix : un contrat de retraite Madelin alimenté à hauteur de 400 € par mois, avec une réversion à 100 % en faveur de sa conjointe.
Chaque année, son impôt sur le revenu diminue ainsi de 1 440 €.
Hypothèses de calcul : contrat La Retraite 15 de Generali ; épargne placée à 50 % sur le fonds en euros (rémunération supposée de 2 %) et à 50 % en unités de compte (3 supports actions, rémunération supposée de 5 %) ; cotisations indexées de 2 %.
Le Dr ARCHET percevrait, à 65 ans, une rente de 11 029 €, c’est-à-dire 919 € par mois avant prélèvements sociaux ; cette rente serait ensuite revalorisée tous les ans.
En cas de décès avant 65 ans, la retraite prévue reviendrait en totalité à sa conjointe. De même, s’il disparaissait le premier une fois à la retraite, elle conserverait la rente entière. Le couple étant pacsé, la CARCDSF ne verse aucune pension de réversion au conjoint : la réversion à 100 % prévue au contrat prend donc ici toute son importance.
Dans l’hypothèse d’une invalidité qui interdirait au Dr ARCHET de poursuivre son exercice, ses cotisations cesseraient d’être dues jusqu’à 65 ans ; à cet âge, sa retraite lui serait versée sur la base prévue de 919 € brut par mois.
Pour raisonner en euros constants, on peut neutraliser la valorisation des cotisations (indexées sur le plafond de la Sécurité sociale) et retenir 400 € par mois pendant 35 ans : la rente du Dr ARCHET ressortirait alors à 8 329 €, soit 694 € par mois.
Supposons qu’à 65 ans la CARCDSF lui serve une pension égale à 30 % de son BNC, soit 2 500 € par mois. Les 400 € versés chaque mois sur son contrat Madelin relèveraient alors sa retraite d’un peu plus d’un tiers, ce qui constitue une amélioration très sensible.
En ne commençant qu’à 40 ans, le Dr ARCHET devrait verser 728 € par mois pour atteindre la même retraite de 919 € mensuels ; à 45 ans, il lui faudrait 1 000 €. Le temps joue donc un rôle décisif.